Nous utilisons tous des objets en plastiques. Même sans le vouloir, nous n’avons bien souvent pas le choix. L’eau de votre commune n’est pas bonne ? à un goût de chlore ? Vous allez directement acheter des bouteilles en plastiques, car le magasin le plus proche n’en propose qu’en plastique. Parfois, une source est à disposition dans les communes rurales, mais les sources potables en libres accès sont de plus en plus difficiles à dénicher. Il reste bien sur la solution du filtre à eau, mais cette solution est assez onéreuse à l’achat. Les exemples de ce type sont nombreux. Nous sommes tous entouré de plastique et bien souvent, celui-ci se retrouve dans la nature ou dans des décharges à ciel ouvert. Petit à petit, par la force des choses et des éléments, le plastique arrive dans nos mers. Le temps faisant son office, il est ensuite dégradé en de minuscules particules, des micro-plastiques, puis ingéré par les animaux marins. L’ensemble de la chaine alimentaire est alors impacté. On estime que chaque minute 80 à 120 tonnes de déchets se retrouvent en mer, une très grande part de ces déchets sont des plastiques.

Tout ce plastique dans nos mers va ensuite se déplacer au grès des différents courants marins et se rassembler dans une immense zone que l’on appelle souvent le 7ème continent. Il ne s’agit bien sûr pas d’un continent solide, mais d’une zone où s’accumule des milliards de micro-particules de plastiques ayant généralement une taille inférieure à 5mm, en suspension à la surface ou jusqu’à 30m de profondeur.

D’après un rapport de la fondation Ellen MacArthur présenté en janvier 2016 au forum de Davos, au rythme actuel, l’océan contiendra en poids plus de plastique que de poissons d’ici 2050 ! Les effets sur l’environnement sont nombreux. Tout d’abord, les gros débris et les filets dérivants trouvés en mer sont une cause importante de la mortalité de mammifères marins, de tortues et d’oiseaux. Les micro-plastiques sont présents dans nos mers sous différentes tailles. Chaque taille correspond à un organisme marin. Après ingestion, le plastique va s’accumuler dans le système digestif des animaux. Les animaux ainsi intoxiqués vont moins se nourrir puis ils finiront par mourir.
Les plastiques servent également de barque à de nombreuses espèces dites invasives. Trouvant le plastique à leurs goûts, elles s’y logent puis vont être transportées au grès des courants vers une nouvelle zone à coloniser. Cette colonisation va impacter directement l’équilibre des écosystèmes.

Heureusement pour nous et pour l’ensemble de la biodiversité, de nombreuses personnes, ONG, associations et même entreprises se mobilisent afin de lutter contre ces plastiques. La lutte doit d’abord avoir lieu à terre avec une amélioration de la gestion des déchets par les différents pays. En effet, on estime que 80% des plastiques trouvés en mer proviennent des terres habités, le reste provient de la multitude de bateaux peu respectueux de l’environnement. Dans cette idée, la Loi Biodiversité votée récemment, prévoit d’interdire au 1er janvier 2020 les cotons-tiges en plastiques. Dit comme ça, cela nous semble anodin mais il est important de savoir que les cotons-tiges font partit du top 10 des objets en plastique retrouvés dans nos mers. Nous tuons la biodiversité pour nos oreilles ! Quelle bêtise !

Pour sensibiliser le public, des associations comme Sea Shepherd réalisent des vidéos choc (https://www.youtube.com/watch?v=LU_IG7KILWI). D’autres comme Expédition Med ou The Sea Cleaners vont organiser des campagnes en mer pour nettoyer nos océans. Si vous aussi, de chez vous, vous souhaitez aider à la lutte contre le plastique vous pouvez agir de plusieurs façons, notamment : diminuez vos déchets en visant le zéro déchet, faites un don pour une association, participez à des campagnes de nettoyage, nettoyez votre environnement immédiat, par exemple lors d’une randonnée en famille.

Il y a encore du chemin à faire, mais les consciences évoluent. Nous allons y arriver. La lutte sera longue et acharnée mais grâce à la force de caractères de très nombreuses personnes, il y a encore un espoir !

 

Written by Nathan